Quand tu demandes aux élèves qui veut réciter le cours, que tout le monde baisse les yeux et que le malaise s’installe dans la classe.
Ah, l’école ! Ce royaume intemporel où les jeunes esprits s’épanouissent, et où parfois, ils se réfugient derrière des regards fuyants pour échapper à l’interrogation. Qui n’a pas connu cette scène ? En tant que professeur, je suis témoin quotidien de cette comédie humaine, un tableau vivant d’élèves devenant soudainement fascinés par leurs cahiers, leurs stylos, ou même une invisible particule dans l’air, dès que je lance ma fameuse question : « Qui veut bien réciter le cours ? ».
Il y a quelque chose de presque poétique dans ce ballet de regards qui plongent et de corps qui se ratatinent. C’est un langage universel, compréhensible par tous les enseignants à travers le monde. Chaque pupitre devient une forteresse, chaque élève un stratège, calculant le meilleur angle pour se rendre invisible.