Tag

bipolarisation

Browsing

Il fallait bien que cela arrive : après des années d’observation – en simple enseignant -, je suis devenu professeur principal. Je commence donc cette année tranquillement, avec une classe de cinquième, toujours dans mon collège ZEP.

C’est assez drôle comme fonction : avant lorsqu’un élève me demandait quelque chose qui n’était pas de mon ressort ou qui n’avait rien à voir avec le cours d’anglais, il avait droit à un classique (mais souvent efficace) :

M : “demandez à votre prof principal !”

Cela permettait de couper court à toutes les questions hors-sujet. Maintenant, c’est un peu différent :

M : “d’accord, je vais me renseigner et je vous tiens au courant !”

Beaucoup plus classe non ?

On dit souvent que le rôle de professeur principal ajoute une dimension supplémentaire à notre mission d’enseignant.

Durkheim a donné une image harmonieuse de l’organisation sociale. Ce qu’il privilégie, c’est la stabilité qu’entraîne la solidarité. La source des conflits vient de la nature des liens sociaux. Le conflit est le résultat d’un manque : l’anomie.

Marx, Dahrendorf et Touraine insistent sur le rôle du conflit en tant que moteur du changement social. Le point de départ de cette analyse est bien sûr l’analyse marxiste. On peut alors se demander si l’analyse marxiste du conflit est toujours d’actualité.

I – La notion de conflit

A – Qu’est-ce qu’un conflit ?

Le conflit général met en présence 2 acteurs (individus ou groupes) aux intérêts divergents. Le conflit social a des enjeux politiques, économiques et sociaux.

Le conflit du travail reprend ces 3 enjeux, cependant les acteurs appartiennent à la même unité de production. Il a un caractère légal : c’est la défense collective des intérêts individuels. L’enjeu du conflit peut être interne à l’entreprise ou se répercuter au niveau de la collectivité (réaction en chaîne comme en mai 1968).

La forme la plus fréquente du conflit est la grève, qui a un caractère légal. C’est le meilleur moyen de pression. La manifestation sur la place publique est le moyen traditionnel de prolonger le conflit ( car très médiatisée).

Les conflits de classes (cf. Marx et la lutte des classe) sont différents des conflits sociaux qui sont des oppositions entre groupes sociaux.

B – Le conflit peut être facteur de changement social

Le changement social est la transformation durable de l’ensemble ou d’une partie du système social dans son organisation, dans sa structure et dans ses modèles culturels.

Le changement social est caractérisé par les transformations sociales importantes de la société (les congés payés en 1936 par exemple). Le conflit est créateur : il pousse les acteurs à inventer de nouvelles formes sociales.

Le conflit social a une action dynamique sur l’organisation sociale qui l’oblige à évoluer. Le conflit a une fonction d’intégration des acteurs sociaux car il se déroule au nom d’objectifs communs.

Selon Simmer (1858-1918), le conflit remplit 2 fonctions :

  • il révèle les antagonismes sociaux
  • il permet de reconstruire l’unité de la société en suscitant des transformations

Selon Marx, le changement social passe par la lutte des classes, qui est le moteur de l’histoire. Chaque société est supposée connaître une succession d’étapes, chacune se caractérisant par un mode de production spécifique mais qui dans tous les cas de figure est à l’origine d’une césure entre dominants et dominés.

Cette opposition conduit à la lutte, le système éclate lorsqu’elle devient exacerbée. Dans le cadre des sociétés capitalistes, la lutte découle de la confrontation entre la bourgeoisie seule détentrice des moyens de production et le prolétariat, détenteur de sa seule force de travail.

Spelling error report

The following text will be sent to our editors: