… vous n’êtes pas seuls ! Je vous présente Christophe, promoteur immobilier, qui exprime le ras de bol de pas mal de gens en ce moment :
Cela se passe à l’antenne de la radio RMC, dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin du 12 mars 2009.

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Cela se passe à l’antenne de la radio RMC, dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin du 12 mars 2009.

9 h - 17 h 30. Horaires complets.
Durant cette période, les ordres s’accumulent sans qu’aucune transaction n’intervienne. A l’ouverture, à 9 heures, le système informatique calcule en fonction des ordres présents sur le marché, un prix d’équilibre ou fixing, qui permet l’échange du plus grand nombre de titres.
Cotation Assistée Continue. L’indice CAC40 est une moyenne pondérée de 40 valeurs parmi les 100 premières capitalisations boursières de la bourse de Paris. Chaque titre a un poids relatif à la valeur boursière de l’ensemble de la société. La liste des valeurs composant le CAC40 est disponible ici.
Les définitions extraites du site de ParisBourse, avec quelques adaptations :
Ils permettent notamment de se protéger contre d’éventuels retournement de tendance. De tels ordres sont dits :
Cela signifie que l’ordre reste valable jusqu’à la liquidation pour le SRD, jusqu’à la fin du mois au comptant.
Les cours en direct se font sur ligne spéciale, avec abonnement (fort cher) dédiée aux banques et professionnels. Les dits professionnels rétrocèdent ces cours à leurs abonnés moyennant une contrainte : un décalage dans le temps de quelque minutes. Les particuliers n’ont donc pas accès à une “vraie” cotation temps réel. Les systèmes gratuits sans abonnement (Bourso, Dubus etc…) sont décalés de 15 mn.
Voir les historiques d’ABC Bourse ou Download Quotes.
(c )= cours à la clôture.
(s )= suspension. Pas de cotation en attente d’un événement particulier (ex : une annonce doit être faite).
(h) = réservé à la hausse (1/4h ou 1/2h).
(b )= réservé à la baisse.
Une variation de cours dépassant les limites autorisées (à la hausse ou à la baisse) entraîne une réservation de ce cours, c’est à dire la suspension momentanée de la cotation.
C’est le Système à Réglement Différé, qui a “remplacé” le Réglement Mensuel depuis septembre 2000. Toutefois, les anciennes valeurs du R.M. ne sont pas toutes éligibles au SRD.
Le principe est le même que pour l’ancien RM : il est possible d’acheter et de vendre à crédit des valeurs jusqu’à la liquidation du mois boursier, à la différence près que ce service est proposé par les établissements financiers et… payant (commission de SRD). L’investisseur individuel, pendant le même mois, peut faire plusieurs opérations d’achat ou de vente avec SRD sur les mêmes titres. Seul le solde de ces opérations est réglé et livré à la fin du mois. Les règles de couverture sont les mêmes que pour le RM. Pour en savoir plus, le site officiel du SRD.
Sur le SRD, il est possible de vendre des valeurs que l’on ne possède pas encore, à condition de les racheter avant la fin du mois boursier en vue d’une spéculation à la baisse.
Ex. : Le 5, vente “virtuelle” de 100 actions Alcatel à 38 €.
Le 25, rachat de ces 100 actions à 32 €.
Gain : 38×100 - 32×100 = 500 €.
Bien sûr, si le cours de l’action était monté à 40 €, vous auriez perdu 200 €.
Il est également possible d’acheter à découvert selon le même principe.
Sur le site de la Bourse de Paris.
Officiellement, à J+3. En général, les brokers créditent le compte le jour même pour un autre achat. Par contre, il faut attendre 3 jours pour un retrait d’espèces.
Non, ce n’est pas possible. Il faut vendre dans ce cas en SRD également.
Non.Jusqu’à récemment, seules les actions françaises (en direct ou via OPCVM) étaient éligibles au PEA. Mais compte-tenu des opérations de rapprochement ou de fusion au niveau européen (Dexia, Altadis, EADS, etc) et sous la pression des autorités de Bruxelles, le gouvernement français a décidé d’assouplir les règles du PEA. A compter du 1er janvier 2002, il sera possible de loger dans son PEA des actions européennes.
En ce qui concerne les SICAV et FCP actions, ils sont acceptés dans un PEA sous réserve d’être investis en actions françaises à hauteur de 60% dans les cas des SICAV et de 75% dans le cas des FCP. Les OPCVM actions européennes ne seront éligibles au PEA qu’à compter de janvier 2003.
Dernière innovation datant de 2005 : les SICAV et les fonds communs de placement investis à 75 % dans « des titres dont les émetteurs ont leur siège social dans un Etat membre de la Communauté européenne » obtiennent droit de cité. Rappel utile : les pays labellisés sont les pays de la zone euro - France, Allemagne, Autriche, Irlande, Belgique, Espagne, Grèce, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Finlande, Portugal -, ainsi que les trois pays qui n’ont pas adhéré à la monnaie unique - Grande-Bretagne, Danemark et Suède. La PEA franco-français n’est déjà plus qu’un (presque) lointain souvenir ! Chaque titulaire peut verser jusqu’à 132 000 €.
Officiellement, à J+3 également. Les brokers débitent en général le jour même.
Impôt institué en 1893, payé au Trésor Public sur chaque transaction bousière. Il est régulièrement question de le supprimer. Il est de 0.30 % sur les transactions inférieures ou égales à 152 449 € et de 0.15 % au delà. Une franchise d’impôt de 22,87 € par opération est accordée par le Trésor. Les étrangers n’y sont pas soumis. Il n’est pas perçu pour les transactions inférieures à 7623 € (50 000 F, dû à la franchise) et ne peut dépasser 609.80 €. Il est prélevé sur le montant de la transaction lors de la transaction. L’impôt de bourse ne s’applique pas aux valeurs du Nouveau Marché.
Non, puisque le PEA est exonéré d’impôt sur les plus-values s’il est conservé au minimum 5 ans. Sinon le seuil d’imposition des gains lorsque les cessions de valeurs mobilières sont supérieures à 15.000 € est de 26,3%.
Les revenus perçus au titre de dividendes, diminués des charges déductibles (frais de garde des titres, frais d’encaissement des dividendes) sont soumis à l’impôt sur le revenu des personnes physiques.
- Pour l’avoir fiscal, mentionner précédemment, il est supprimé depuis 2005 .Il est remplacé par un crédit d’impôt.
- Abattement sur les dividendes : 1.220 € pour une personne seule et 2.440 € pour un couple.Si inférieur, imposition à 10,3% .
- Si supérieur :Impôts sur le revenu+10,3%
Moyennes mobiles des cours sur 50, 100, x jours. Ce sont des outils utilisés par l’analyse technique.
Voir ABC Bourse.
Un gap (ou fossé) est un “trou de cotation” qui apparait entre deux périodes successives, que ce soit entre deux jours ou une autre période, zone dans laquelle aucun n’échange de titres n’a eu lieu.
Ainsi on peut trouver une valeur dont le plus bas d’un jour est plus élevé que le plus haut de la veille ou encore dont le plus haut d’un jour est inférieur au plus bas de la veille. Ceci forme ce qu’on appelle un gap.
C’est une configuration d’analyse technique qui met en évidence une rupture ou un changement d’attitude des investisseurs (gap d’impulsion) une accélération de tendance (gap de continuation) ou une fin de tendance. L’adage veut que le cours reviennent ensuite combler un gap.
Une résistance est un montant (cours) qu’une valeur n’arrive pas à dépasser ; : par ex., la valeur X monte à 30 € puis redescend, ensuite remonte à nouveau à 30 €, etc. “résistance oblique descendante” : cela signifie que cette résistance est de plus en plus basse : la valeur pourrait aller à 30€ la première fois, ensuite seulement 29€, puis 28 €, etc. L’oblique est dessinée depuis deux vieux tops importants.
Il compare le niveau de cours de la clôture par rapport à l’écart de cours sur une période donnée.
Voir ABC Bourse.
Le Stochastique “lent” est la moyenne mobile sur 3 jours du stochastique “rapide” ( %K ), noté aussi “%D” .
Le RSI est le Relative Strength Index ou Indicateur de Force Relative. Le nom de RSI peut prêter à confusion : il ne compare pas des valeurs entre elles, pour cela il faut utiliser la force relative. En fait il devrait plutôt s’appeler Index de Force Interne. Le calcul du RSI est assez simple, voici la formule brute :
RSI = 100 - (100 / (1 + (H/B) ))
avec :
H : Moyennes exponentielle des hausses de valeur sur la période considérée. soit pour le RSI 14 : H(n) = (H(n-1) x 13 + hausse du jour)/14 et ainsi de suite
B : Moyennes des baisses de valeur sur la période considérée.
L’auteur de cet indicateur (Welles Wilder) recommande d’utiliser un RSI 14 , mais les RSI 9 et 25 sont devenus également très courants. Il est à noter que 14 n’est pas un nombre de jours
L’analyse du RSI est basée sur les divergences : divergence entre la valeur qui atteint de nouveaux extrêmes et le RSI qui ne réussit pas à atteindre de nouveaux extrêmes à son tour. Cette divergence serait le signe d’un retournement latent. Dans son livre, Welles Wilder donne cinq points importants concernant l’utilisation du RSI :
Entreprise positionnée sur un marché très dépendant de l’activité économique (construction, biens d’équipement, chimie…) qui obtient des résultats très variables d’une année sur l’autre (Ex. : Usinor).
Valeur à performance élevée à court ou moyen terme, tout en acceptant les risques inhérents aux variations de cours sur des marchés très dynamiques mais fluctuants.
(C)= SICAV de capitalisation, (D)= SICAV de distribution.
Une SICAV est composée de plusieurs actions. La valeur est calculée chaque jour, ou quinzaine ou mois en additionnant la valeur de chaque action à sa clôture. Une SICAV composée d’actions françaises affichera demain comme valeur les cours de clôture de ce soir de ses différents composants. De plus, lorsque l’on décide d’acheter ou vendre une SICAV, on ne peut contrairement aux actions donner de limites de cours. L’achat est réalisé au cours du lendemain de la demande.

Un Système Monétaire International (SMI) est un ensemble de règles et d’institutions qui régissent comment, en quoi et à quel prix les monnaies s’échangent entre elles. Les règles sont écrites (SMI de Bretton Woods en 1944, le SMI remanié en 1976), les institutions sont officielles et font respecter les règles (le FMI) : il faut que la monnaie soit convertible en moyens de paiement acceptés au niveau international et qui vont constituer les réserves de change des banques centrales : les liquidités internationales (¥, $, €). Pour qu’une monnaie puisse être convertible en une autre monnaie, il faut un taux de change. Le taux de change officiel est la parité de la monnaie (taux fixe).
Rappel : les 3 fonctions de la monnaie :
La monnaie ne peut varier qu’à l’intérieur d’une marge de fluctuation autorisée (autour des parités). Exemple : les accords de Bretton Woods de 1944 à 1973.
Le taux de change varie en fonction de l’offre et de la demande, au jour le jour. Aucune marge n’est imposée. Il n’y a pas de prix officiel de la monnaie (plus de parités). Depuis 1973 et 1976 (accords de Kingston), on distingue le flottement pur et le flottement impur :
Note : le système de change irrévocablement fixe est l’Euro car il y a disparition progressive des taux de change pour laisser place à une monnaie unique, l’€.
Perte de valeur d’une monnaie par rapport à un étalon de référence ($). La dévaluation n’existe que dans un système de change fixe ou dans des zones-cibles. Ce sont les pouvoirs publics qui décident la dévaluation : c’est une décision officielle. Après une dévaluation, il faut davantage de monnaie nationale pour obtenir une unité monétaire étrangère.
C’est la diminution de valeur d’une monnaie par rapport à une autre mais ce n’est pas un acte officiel : c’est fonction de l’offre et de la demande. N’existe que dans le système de change flottant. Une dépréciation peut être très longue alors que la dévaluation est brutale et officielle.
Rééquilibrer la balance commerciale ou en améliorer le solde :
Les effets positifs de la dévaluation ne jouent pas tout de suite : le solde se dégrade parce que les effets quantités demandent un certain temps pour se manifester alors que les effets prix sont immédiats. Dans un premier temps, la valeur des importations continue d’augmenter et les acheteurs étrangers ne réagissent pas immédiatement face à la baisse des prix dûe à la dévaluation. Conséquence : le solde de la balance commerciale est provisoirement dégradé.
Exportations : elles doivent augmenter.
Importations : elles doivent diminuer.
La quote-part est la contribution de chaque pays membre au financement du FMI déterminée en fonction de son poids dans le commerce international qui lui ouvre des possibilités de crédit appelées droits de tirages. 25% de cette contribution est versée en devises (l’or est abandonné depuis 1976) et 75% dans sa monnaie nationale.
Les droits de tirages spéciaux (DTS) sont à l’origine (1969) des droits de crédits automatiques accordés par le FMI aux pays membres en fonction de leurs quotas respectifs, remboursables seulement à raison de 30%. En 1974, le DTS devient l’unité de compte officielle du FMI.
Le Fond Monétaire International (FMI) a été créé lors des accords de Bretton Woods. C’est une caisse de solidarité où chaque pays verse une quote-part qui correspond à sa participation aux échanges internationaux. La somme des quote-parts forme le FMI qui aide les pays en difficultés à condition qu’ils respectent les PAS (Plan d’Ajustement Structurel : plans de rigueur). Le FMI doit aussi maintenir des régimes de change ordonnés pour une expansion harmonieuse du commerce international.
Le triangle de Mundell a été défini dans les années 1960 et a été repris en 1987 par le Système Monétaire Européen (SME). C’est le triangle d’incompatibilité : il est impossible de concilier les 3 sommets du triangle en même temps.
La politique monétaire autonome est la capacité qu’a un pays à mener une politique monétaire en fonction d’objectifs internes (une politique de relance est un objectif interne).
Avec une politique monétaire non-autonome, la politique monétaire n’est plus autonome lorsque son objectif interne (relance) est dépendant de son objectif externe (défense de la monnaie). Elle est fonction de la politique de change. Par exemple, avec une politique de relance :
Conclusion
Les objectifs internes d’une politique monétaire ne peuvent être atteints qu’au prix d’une appréciation ou d’une dépréciation de la monnaie : les 3 sommets du triangle sont incompatibles.
La notion de Système Financier International (SFI) suppose l’existence d’opérations financières internationales entre agents économiques résidents et non-résidents.
L’orientation des flux :
Le système de financement : on assiste aujourd’hui à la désintermédiation des marchés financiers (les banques ne servent plus d’intermédiaires).
La globalisation financière est la mise en place d’un marché unifié de l’argent au niveau planétaire. Les causes sont regroupées sous la règle des 3 D :
La désintermédiation est le recours direct des opérateurs internationaux aux marchés financiers (finance directe) sans passer par les intermédiaires financiers et bancaires (finance indirecte) pour effectuer leurs opérations de placement et d’emprunt.
Le décloisonnement des marchés est l’abolition des frontières entre les marchés séparés, l’ouverture à l’extérieur des marchés nationaux et aussi à l’intérieur de ceux-ci (le SFI est le méga-marché de l’argent). Le réseau est interconnecté et en fonctionnement continu.
La déréglementation facilite la circulation internationale du capital.
Les objectifs au départ étaient :
La globalisation s’est accompagnée de :
Les conséquences :
Les pays du Tiers Monde ne disposant pas de capitaux suffisants pour assurer les investissements nécessaires à leur développement, il leur faut faire appel à l’étranger.
Selon la banque mondiale, la dette des pays de l’Est et des PED a été multipliée entre 1980 et 1997 atteignant 2171.4 milliards de dollars (1997).
1950-1960 : début de l’industrialisation.
Le sous-développement n’était qu’un retard (cf. Rostow). Pour se développer, il fallait importer puis amener la croissance pour être en mesure de rembourser. Le taux d’endettement ne posait pas de problèmes graves.
Années 1970 : conjoncture favorable pour l’endettement
La conjoncture favorable aux années 1970 a permis l’adoption d’une stratégie de l’endettement. Il ne manquait plus qu’une étincelle pour que le système explose.
Années 1980 : la crise de la dette
Années 1990 : crise des pays émergents
La gestion de la dette est l’action de trouver une ou des solutions afin d’éviter que ne se multiplient les défauts de paiement :
Les Plans d’Ajustement Structurel (PAS) sont une politique économique d’inspiration libérale imposée par le FMI aux PED pour résoudre leurs problèmes d’endettement. Il s’agit d’assainir la situation économique des PED : ce sont des programmes de rigueur et d’austérité.
Les PAS ont connu des succès dans certains pays comme le Mexique mais a conduit à un appauvrissement de la société et à des tensions. Effets négatifs sur le social :
Les PAS ont connu des échecs sur le plan social : beaucoup d’individus sont même plus démunis qu’ils ne l’étaient auparavant. Beaucoup d’ONG remettent en cause l’efficacité des PAS : il faudrait tenir compte des coûts sociaux et des caractéristiques de chaque pays.


Investissement : au sens strict, c’est l’acquisition par les entreprises de moyens de production pour remplacer ou accroître le capital productif. Le terme concerne le capital fixe. On parle d’investissement productif.
Investissement immatériel : achats de brevets, logiciels, publicité, marketing, formation du personnel, recherche et développement.
Amortissement : partie de l’investissement qui sert à remplacer le capital usagé ou obsolète.
Investissement net = Investissement brut - Amortissement.
Ne pas confondre Investissement et Capital Investi :
Ne pas confondre Investissement et Placements Financier : un placement financier est plus ou moins spéculatif.
En comptabilité nationale, au niveau macro-économique, l’investissement s’appelle la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF). La FBCF comptabilise les investissements des entreprises, des ménages et des administrations. La FBCF ne comptabilise pas les investissements immatériels.
Le taux d’investissement est la part de richesse créée consacrée à l’investissement dans un pays. C’est la capacité d’un pays à renouveler son équipement.
Taux d’investissement = ( FBCF / PIB ) * 100
Le taux de marge est la part de la Valeur Ajoutée (VA) qui est destinée à l’entreprise.
Taux de marge = ( EBE (profits) / VA ) * 100
Le taux d’autofinancement est la capacité des entreprises à financer elles-mêmes leurs investissements.
Taux d’autofinancement = ( Epargne brute / FBCF des entreprises ) * 100
Un investissement induit est un investissement effectué à cause de la hausse de la demande (accélérateur d’investissement).
Un investissement autonome est un investissement indépendant de la demande (multiplicateur d’investissement).
Les ménages ont une capacité de financement, les entreprises ont un besoin de financement.
Investissement autonome : investissement qui n’est pas dû à la demande. On se place dans le cas d’un investissement autonome (exemple : politique de grands travaux). C’est Keynes qui a mis en évidence le rôle moteur de l’investissement dans l’économie en étudiant les relations entre l’investissement et les revenus et entre l’investissement et l’épargne. C’est le principe selon lequel une variation de l’investissement entraîne un variation plus que proportionnelle du revenu national.
Pour Keynes, c’est l’investissement qui crée l’épargne.
Keynes se fonde sur le caractère bilatéral des opérations économiques à travers le circuit. Toute dépense d’un agent est un revenu pour un autre agent. Keynes raisonne en termes de circuits.
L’évolution de l’épargne (variation de l’épargne = 100) est donc bien égale au montant de l’investissement initial (variation de l’investissement = 100). Epargne et investissement s’ajustent bien ex-post. Le processus du multiplicateur se poursuit jusqu’à ce que la dernière variation de revenu soit négligeable.
Le multiplicateur d’investissement s’est montré très efficace pour lutter contre la crise des années 1930 (politique de grands travaux du New Deal). Il a aussi stimulé l’augmentation de la croissance des 30 Glorieuses. Aujourd’hui, les tentatives sont moins heureuses avec l’ouverture des frontières. Seuls des projets à l’échelle européenne pourraient avoir des effets positifs. Le multiplicateur d’investissement peut également servir à l’étude d’une nouvelle implantation industrielle dans une région ou dans une ville.
Le principe de l’accélérateur d’investissement a été formulé dès le début du siècle par Clark et Aftalion.
C’est un investissement induit provoqué par la croissance de la demande. La variation de la demande de consommation entraîne une variation plus que proportionnelle de la demande de biens d’équipement. Inversement, si la demande baisse, l’investissement baisse.
Rappel : Investissement net = Investissement Brut - Amortissement
Les déterminants de l’investissement sont tous les facteurs qui influencent l’investissement. Les déterminants sont multiples. Le chef d’entreprise doit prendre une décision dans un monde qui est incertain. Il prend un risque car l’investissement est un montant non négligeable et qui détermine l’avenir (rentabilité). Mais la faiblesse des investissements remet en cause la croissance à long terme et le dynamisme d’une économie : il faut investir !
Les entreprises sont de plus en plus sensibles à tout événement qui pourrait de près ou de loin perturber son environnement. Exemple : croissance durable, crise asiatique. L’internationalisation et la mondialisation de l’économie ont transformé le comportement des entreprises qui n’hésitent plus à investir à l’étranger. Cette attitude pénalise l’investissement national.
Aujourd’hui, les entreprises cherchent la combinaison de facteurs la plus favorable possible avant de décider d’investir.
La question est la suivante : est-il intéressant de s’endetter pour investir ou faut-il utiliser ses propres capitaux ?
L’effet de levier repose sur l’endettement. Il est obtenu lorsqu’une entreprise s’endette et qu’elle obtient, au moyen de ses capitaux empruntés, un taux de rentabilité financière supérieur à celui qu’elle obtiendrait avec ses seuls capitaux propres. Il faut tenir compte aussi du taux d’intérêt réel : plus la part du taux d’intérêt est faible et plus la rentabilité financière est importante. En gros, l’entreprise s’endette pour s’enrichir. NB : l’effet de levier peut aussi être négatif.
Investissement et croissance économique sont liés : pendant les Trente Glorieuses, la hausse de l’investissement allait de pair avec la croissance. En période de crise, l’investissement baisse et entraîne une baisse de la croissance. L’investissement exerce un double effet sur l’activité économique :
L’investissement améliore la flexibilité de la production : ateliers flexibles, robotisation permettent de gagner des parts de marché.
Les investissements publics :
Les investissements éducatifs (long-terme) : amélioration de la compétence des individus.
Les investissements immatériels.
L’investissement entraîne des progrès économiques et sociaux.
La croissance d’une entreprise est une stratégie de développement des activités de l’entreprise. Il existe deux types de croissance :
C’est à la croissance externe que l’on associe la concentration.
La concentration est le processus par lequel les entreprises deviennent moins nombreuses et plus grandes sur un marché. C’est un petit nombre d’entreprises contrôlant le marché.
La concentration peut être mesurée par certains indicateurs (effectifs et chiffre d’affaire).
La concentration horizontale : regroupe les entreprises produisant le même type de produits (exemple : PSA). Recherche du contrôle du marché par un pourcentage significatif des ventes d’un secteur. Avantages économiques : amélioration des réseaux de distribution, contrôle des prix plus aisés.
La concentration verticale : regroupe des entreprises qui sont complémentaires et clientes : l’une fournit à l’autre les matières premières ou produits demi-finis dont elle a besoin. Avantages économiques : maîtrise d’un cycle de production, possibilité d’accumuler les profits tout au long de la production en se vendant à soi-même les biens intermédiaires (prix de cession interne).
Concentration conglomérale : une série d’entreprises sont regroupées sans liens économiques apparents. Par exemple des parfums, des roulements à billes, une maison de disques. Avantages économiques : la diversification des risques, la recherche d’un ensemble formé d’entreprises à taux de profit élevé, qui diversifient les risques encourus en assurant une rentabilité moyenne élevée chaque année. A l’époque où la surface financière et la capacité de financement est décisive, et surtout les reconversions indispensables, le conglomérat présente des avantages notables (ITT symbolise bien cette stratégie).
La fusion est l’opération par laquelle deux ou plusieurs sociétés décident de réunir leur patrimoine pour ne plus former qu’une seule société.
On appelle “participation” d’une société dans une autre le fait pour une société de posséder un certain nombre d’actions (ou de parts) d’une autre société. Cette possession d’actions procure la qualité d’actionnaire. Selon les cas, la fait de détenir un “paquet d’actions” d’une société peut correspondre à deux types d’attitudes : une société a le choix entre détenir des actions dans le but d’opérer un placement rémunérateur, ou d’exercer un contrôle sur la gestion de la société ainsi partiellement possédée.
L’O.P.A. (ou take over bird) est une offre publique d’achat d’une firme qui veut acquérir une société côtée en Bourse. Cette technique consiste à proposer aux actionnaires de leur racheter leurs titres à un prix sensiblement supérieur à celui du marché. L’opération est un succès si les opérateurs obtiennent suffisamment de promesses de vente pour prendre le contrôle de la société convoitée. On parle d’offre publique d’échange (O.P.E.) quand le règlement se fait non pas en espèces mais sous formes de titres (généralement des actions d’autres sociétés).

La révolution industrielle est l’essor général des méthodes industrielles de production. Elle caractérise le passage plus ou moins rapide de la société traditionnelle pré-capitaliste à la société industrielle capitaliste avec la création de classes sociales. Transformations caractéristiques :
Les caractéristiques du mode de production capitaliste sont le progrès technique continu, la mobilisation des capitaux en vue du profit et la séparation entre les propriétaires des moyens de production et les salariés. La révolution industrielle est une évolution intellectuelle, économique et sociale à long terme. Il y a eu plusieurs r évolutions industrielles mais c’est surtout la première qui a connu des transformations économiques et sociales importantes.
La révolution industrielle est l’évènement fondamental pour l’avènement du capitalisme. On passe d’une société traditionnelle pré-capitaliste à une société industrielle capitaliste.
Deux classes sociales naissent avec la révolution industrielle :
| Période | Inventions et innovations majeures | Innovation dérivées - effets d’entraînement | |
|---|---|---|---|
| 1ère R. I. | fin 18ème - début 19ème | Machine à vapeur, machinisme et mécanisation | Métallurgie, boom de l’industrie textile (révolution cotonnière) |
| Révolution ferroviaire | 1840-1870 | Locomotive, rails en acier | Transports ferroviaires, sidérurgie |
| 2ème R. I. | fin 19ème - début 20ème | Moteur électrique, moteur à explosion (pétrole) | Electromécanique, automobile, industries chimiques |
| "Révolution scientifique et technique" | lendemains de la Seconde Guerre mondiale | Electronique, physique nucléaire, chimie de synthèse | Energie nucléaire, textiles synthétiques |
| 3ème R. I. ou révolution informatique | à partir des années 1970 | Micro-électronique, informatique, "révolution biologique" | Bureautique, télématique, robotique et automatisation, bio-technologies |
L’entreprise et le marché jouent un rôle important dans l’industrialisation et le développement du capitalisme. Le 19ème siècle marque l’âge d’or du libéralisme et du capitalisme libéral. L’économie de marché est l’allocation optimale des ressources. Adam Smith (1723-1790) est favorable à l’entreprise et au marché. Il est pour l’équilibre, l’enrichissement et les lois naturelles. Il prône l’Etat minimal (Police, Armée, Justice et construction d’édifices publics) et est partisan de la "main invisible" : la somme des intérêts particuliers mène à l’intérêt général.
La main invisible conduit chaque individu, alors qu’il ne travaille que pour son avantage personnel, à travailler inconsciemment de façon très efficace pour la collectivité. Il s’agit d’un processus inconscient qui mène des intérêts particuliers à l’intérêt général.
Une économie de marché peut rarement se passer de l’intervention de l’Etat. Même si le marché a joué un rôle décisif dans l’industrialisation et dans le développement du capitalisme, l’Etat est intervenu pour accélérer le processus d’industrialisation :
Note : au 20ème siècle et surtout après 1945, Keynes et l’Etat providence prennent de l’importance.
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