… vous n’êtes pas seuls ! Je vous présente Christophe, promoteur immobilier, qui exprime le ras de bol de pas mal de gens en ce moment :
Cela se passe à l’antenne de la radio RMC, dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin du 12 mars 2009.

… vous n’êtes pas seuls ! Je vous présente Christophe, promoteur immobilier, qui exprime le ras de bol de pas mal de gens en ce moment :
Cela se passe à l’antenne de la radio RMC, dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin du 12 mars 2009.

Si vous vous demandez quelle est la signification des termes financiers et économiques que vous entendez tous les jours lorsque vous allumez votre télévision ou votre radio dès qu’il est question de la crise financière mondiale, cette petite vidéo devrait grandement éclairer votre lanterne.

Aujourd’hui, une petite vidéo pour vous détendre malgré la crise économique, financière et interbancaire mondiale qui nous guette - ah non, en fait elle ne nous guette plus, elle est déjà bien installée et ébranle chaque jour les marchés financiers…

Depuis 1945, les entraves à la circulation de marchandises ont été réduites (GATT). L’OMC a développé encore plus le multilatéralisme : ce vaste mouvement est dû à la Grande Bretagne et aux USE (déréglementations, privatisations). Les stratégies de développement des pays reposent aujourd’hui sur l’insertion dans les marchés internationaux.
La part des marchandises baisse alors que la part des services est en augmentation (20% des échanges mondiaux). C’est l’un des phénomènes marquant de la mondialisation. Lors de l’Uruguay Round, un accord sur le commerce des services a été signé : le GATS. Des accords de libéralisation des services ont été conclus sous la pression des PI :
Ces accords n’ont cependant pas été signés par tous les pays. Les pays essaient de regagner dans le domaine des services les parts de marché perdues dans le commerce international des marchandises au profit des NPI. Les plus grands exportateurs de services sont les USA, la France, l’Italie et l’Allemagne.
La tripolarisation des échanges mondiaux peut aussi s’appeler la triade : les USA, l’Europe et le Japon représentent 70% du commerce international et 2/3 des échanges commerciaux entre eux. Chacun d’eux polarise une zone d’influence privilégiée :
Cette intégration est souvent officialisée par la création de zones de libre-échange. Une zone de libre-échange est un accord commercial régional. Elle prévoit un abaissement progressif des barrières douanières entre les membres mais chaque pays est libre d’appliquer les tarifs de son choix vis-à-vis des pays tiers.
L’union douanière est l’abaissement progressif des barrières douanières entre les membres mais avec un Tarif Extérieur Commun (TEC) vis-à-vis des pays tiers
Le marché commun est l’intégration complète (politique monétaire, fiscale…). C’est l’adoption de politiques communes.
La Décomposition Internationale des Processus Productifs (DIPP) est la décomposition des différents stades de la fabrication d’un pays entre plusieurs pays afin d’en réduire le coût. Le produit final sera recomposé lors de l’assemblage pour être vendu ensuite. Ce phénomène donne lieu à un commerce international de pièces détachées ou de produits semi-finis d’une part et à des réexportations d’autre part.
Le perfectionnement passif consiste à exporter de leurs pays d’origine les produits en pièces détachées, de les faire monter à l’étranger là où la main d’oeuvre est abondante et peu onéreuse et de les réimporter lorsqu’ils seront finis.
Le commerce intra-firmes sont les relations entre firmes comme une maison-mère et ses filiales. Le but est de réduire les coûts : produits de haute technologie, automobiles, électronique…
Les firmes multinationales (FMN) sont des entreprises qui ont implanté des unités de production hors de leur territoire national.
Les firmes transnationales (FTN) sont des firmes dont le réseau ignore les frontières et traverse les nations. L’adjectif qualificatif "transnational" marque le caractère mondial de leur stratégie. Elles sont en mesure de planifier leur développement à l’échelle mondiale. Ce qualificatif explique mieux le mobilité du capital au niveau mondial.
Pour développer leur stratégie à l’échelle mondiale, les FMN réalisent des Investissements Directs à l’Etranger (IDE). Les IDE sont des engagements de capital effectués en vue d’acquérir un intérêt durable dans une entreprise exerçant ses activités à l’étranger. Un IDE peut servir à :
Une firme multinationale est différente d’une entreprise exportatrice.
Remarque : les conséquences ne sont pas les mêmes selon que le pays soit indépendant ou en développement.
Le but poursuivi par une FMN est toujours dans la logique d’une politique de firme : le profit. Ce n’est jamais de résoudre les problèmes : ce qui est nécessaire aux pays n’est pas conciliable avec les intérêts des firmes.
Certaines firmes ont un CA supérieur au PIB du pays d’accueil. Les Etats ne maîtrisent plus ces firmes qui échappent à la législation en faisant des profits là où la fiscalité est la plus intéressante.
On constate que l’activité croissante des firmes multinationales à l’étranger ainsi que la multiplication de ces implantations entraînent le développement des échanges intra-firmes.
Marginalisation quantitative : la part des PED dans le commerce international reste faible par rapport aux PI. Mais, il existe des différences selon les PED : les NPI.
Marginalisation qualitative : les produits exportés par les PED sont des produits primaires à faible VA (produits dont la demande est faible et dont la valeur régresse) :
Mais les NPI exportent des produits à haute VA.
C’est l’illustration de la théorie de Ricardo.
La réussite de certains PED à s’intégrer dans le commerce international a fait du libre-échange une condition importante pour favoriser croissance et développement. Les NPIA (Nouveaux Pays Industrialisés Asiatiques) ont montré les vertus de l’ouverture sur l’extérieur. La conquête des marchés extérieurs s’est montré efficace. Ils se sont imposés sur les marchés industriels et ont remis en cause la DIT traditionnelle. Ces pays avaient un marché intérieur étroit (pas assez de consommateurs), une main d’oeuvre peu chère et disciplinée d’où l’avantage comparatif en matière de coûts salariaux. Ces pays ont exporté des biens manufacturés de plus en plus sophistiqués. Ils ont d’abord exporté des produits à faible VA puis des produits à haute VA : stratégie de substitution d’exportation et stratégie d’extraversion avec remontée des filières (production de bien de consommation courante en aval et ensuite production de biens d’équipements en amont). La remontée des filières n’a pu se faire qu’avec une main d’oeuvre de plus en plus qualifiée et le développement s’est fait sans endettement excessif.
Les PED forment un groupe hétérogène : certains ont réussi mais l’échec de nombreux PED relativise les vertus de l’insertion dans le commerce international. Certains sont restés prisonniers de la spécialisation primaire (les PMA par exemple) : avec leurs produits à faible VA ils sont les victimes de la détérioration des termes de l’échange, sans amélioration de leur niveau de vie. Ces pays sont incapables de "percer" sur les marchés industriels et de modifier la nature de leurs exportations. Ils sont dépendants de l’extérieur pour les biens d’équipements et sont peu concurrentiels : leur commerce extérieur est structurellement déficitaire.
Importance de l’endettement : le FMI leur impose des Plans d’Ajustement Structurel (PAS).
Certains pays n’ont trouvé aucun avantage de leur insertion dans le commerce international, entraînant ainsi une aggravation de leur état de dépendance. Leur mauvaise spécialisation explique en partie leur échec : par exemple le développement de l’agriculture d’exportation au lieu d’une agriculture vivrière aggrave les problèmes de pénuries.
Les succès des NPI sont lourdement payés parce que la croissance des NPI au départ s’est faite avec des salaires bas et des mauvaises conditions de travail. La seconde génération de NPI recommence le même scénario. Le pays ne pouvait pas compter sur la demande interne au départ à cause des salaires faibles. Le succès de ces pays est fragile à cause de l’arrivée de nouveaux concurrents qui remettent en cause les avantages acquis.
C’est aussi l’insertion dans le commerce international qui est à l’origine de la crise monétaire et financière.
L’économie mondiale apparaît aujourd’hui plus que jamais hiérarchisée. Certains pays se sont parfaitement insérés dans les marchés mondiaux et ont pu bénéficier d’une croissance forte. D’autres pays, au contraire, payent leurs faiblesses car mal protégés de la concurrence (les PMA).
Les anciens PI vont-ils se laisser concurrencer par tous ces NPI ? Les campagnes pour les produits "éthiquement corrects" poussent les entreprises à respecter les règles d’un commerce équitable avec les PED (travail des enfants).
Le modèle de développement durable, l’éco-développement, est un développement qui tient compte de l’éco-système qui a pour objectif de préserver les ressources du milieu terrestre pour la génération suivante. Cette stratégie consiste à combiner économie, société et environnement et vise à :

© 1999-2009 Matt - SkyMinds.Net. Tous droits de reproduction et de diffusion réservés
.
Contact | IDDN | Vie privée | RSS | Commentaires RSS.